1974 – 2014 : chronique d’un bilan

DSC_0018L’équipe municipale sortante a présenté son bilan aux Eybinois.

Il contient de vraies réussites auxquelles de nombreux membres d’Eybens Nouveau Souffle ont d’ailleurs largement contribué en tant qu’élus, responsables d’associations ou de clubs, membres de conseils de quartiers, etc.

Mais ce bilan est loin d’être idyllique…

 

Un bilan qui confond 6 ans et … 5 mandats de gestion communale

Les « anciens » eybinois s’apercevront vite qu’il ne s’agit pas seulement du bilan 2008-2014, mais d’un recyclage sans fin d’actions décidées et engagées au cours des mandats précédents.

Nous pouvons évoquer, de façon non exhaustive  :

  • les bassins de rétention du Verderet, vaste programme initié dans les années 90,
  • les tennis couverts, décidés et engagés en 2007,
  • la Maison de l’Enfance, « projet phare » de ce dernier mandat,  à en réalité été initié par l’équipe « 2001-2008 »,
  • le sentier de la « côte 300 », débattu et inscrit dans le Plan de Déplacement de 2006… et non réalisé,
  • Le Plan Climat, emblème du bilan 2008-2014 date de…2005

Un dernier mandat plutôt « léger » !

Cette énumération de réalisations auto félicitées sert en réalité à masquer un dernier mandat bien peu productif.

Nos aînés, par exemple, doivent se dire  que depuis l’obtention du  label « bien vieillir » aucune action concrète n’a été mise en œuvre depuis.

Et si l’EPHAD a enfin vu le jour, au grand soulagement des familles concernées, c’est un projet très ancien, qui a été réalisé en partenariat avec d’autres communes et pour lequel Eybens n’a eu comme seul rôle que de mettre à disposition le terrain.

Urbanisme :  si de nouvelles constructions sont effectivement sortis de terre, c’est le « laisser-faire » des promoteurs qui a prévalu. Le résultat est une incohérence architecturale et environnementale.

Nous citerons :

  • le quartier du « Prêt au Crêt » très dense, peu intégré aux autres quartiers, sans activités ni commerces,
  • mais surtout l’immeuble « Le Verlaine », avenue Jean Jaurès. Surprenant d’architecture, il marquera pour longtemps notre avenue centrale, avec d’hypothétiques commerces….sans possibilité de stationnement.

Logement social : les loyers sont très élevés à Eybens car les programmes comptent peu de PLAI (les plus aidés).
D’après les dernières communications municipales, le taux de logement social à Eybens serait de 18%, bien loin de l’objectif légal passé à 25%.
Côté accession à la propriété pour les ménages modestes, Eybens ne s’est pas non plus engagée dans l’accession sociale, malgré les nombreuses aides accordées par l’Etat, le Conseil Général et la Métro !

Transition écologique : là encore, beaucoup d’intentions mais peu de résultats. Le seul chiffre dont s’enorgueillit l’équipe sortante est la réduction de ses émissions de CO2, dans une approche… extrêmement théorique.
Mais elle n’évoque pas d’autres résultats, beaucoup moins flatteurs et plus concrets comme :

  • Une dépense d’énergie par habitant de 65 € en 2012, contre 37 € en moyenne nationale,
  • Une consommation moyenne d’électricité par habitant de 515 kWh,  contre 394 kWh en moyenne nationale,
  • Des dépenses d’énergie en hausse de + 6%, et de + 5% pour d’éclairage public entre 2011 et 2012.

Débit internet : c’est sans appel. Les Eybinois s’en plaignent, et nos PME et TPE sont pénalisées par le surcoût engendré. Plusieurs partent ou ne viennent plus s’installer sur la commune.
Là ou d’autres villes ont agit, le maire a laissé Eybens prendre un retard considérable pour encore des années. Pire, il mise sur une solution exclusive (la fibre) qui pénalisera les foyers les plus modestes avec des frais de raccordements.

Culture : là encore, les résultats ne sont pas à la hauteur des budgets alloués.
L’Odyssée, fleuron de la politique culturelle, reste sans identité marquante entre programmation pour initiés et conférences, abandonnant son ambition originelle d’espace de création locale. 
L’existence d’une seconde salle, au CLC ne simplifie pas la lisibilité de l’offre culturelle. Quant au conservatoire, certes de qualité, il devrait plus sortir de ses murs pour accroître son offre notamment en direction des écoles et des publics encore éloignés de l’apprentissage musical.

 

En conclusion, ce bilan 2008-2014, comme nous le voyons, n’est pas à la hauteur de ce que les Eybinois peuvent attendre, et est révélateur d’un désengagement évident !

Il convient donc de régénérer notre ville par une mise en mouvement permettant de se doter d’objectifs, et d’être en mesure de les atteindre. Tel est l’objet du programme que nous avons proposé et sur lequel Francie Mégevand s’engage  avec son équipe Eybens Nouveau Souffle.

One comment

  1. Gilouver dit :

    A la lecture de ce bilan on ne peut que s’interroger sur le devenir de notre commune qui a besoin d’une équipe à temps complet pour prendre les bonnes décisions et mener à bien celles-ci.
    Je pense au collège des Saules qui attend toujours sa reconstruction et le quartier des Maisonneuves qui devait être totalement rénové fin 2010!!! les travaux sont toujours repoussés et je pense au bailleur Scic Habitat qui s’entoure de prestataires incompétents(E2S.. etc) Je pense que cela va changer bon courage!

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