Les eybinois à abattre : à qui le tour ?

 

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Après le plus jeune de notre liste insulté sur facebook, aujourd’hui, c’est un enseignant qui est calomnié dans une lettre anonyme distribuée à quelques habitants.
Nous sommes consternés par de telles pratiques d’une époque que l’on croyait révolue, et certainement pas à la hauteur de la campagne que nous aurions souhaitée vous offrir à Eybens.
Vous avez été nombreux à nous faire part de votre indignation.

Nous vous remercions de votre soutien et vous donnons rendez-vous dimanche.

Comme toute lettre anonyme, celle-ci devrait aller… à la poubelle. Mais Belkacem Lounes, visé par ce corbeau, a souhaité réagir.

« En 2005, je présidais une organisation internationale de défense des droits des Berbères (Congrès Mondial Amazigh) qui s’appuie sur le droit international et qui en conséquence, travaille beaucoup en collaboration avec les institutions internationales (ONU, UE, UA, UNESCO…).
Cette période correspond à celle où Kadhafi cherchait à obtenir une certaine respectabilité et à revenir sur la scène internationale après plusieurs années d’embargo décidé par l’ONU.
Dans ce but, il a multiplié les invitations et les visites à l’étranger. Il a reçu en 2004 à Tripoli, Jacques Chirac, Zapatero (premier ministre espagnol), Tony Blair (premier ministre anglais), Gerhard Schroder (Chancelier allemand) et moi-même en 2005, en tant que Président du CMA. En 2007 Kadhafi était reçu à L’Elysée puis à Madrid, en 2009 il est invité au G8 en Italie où il a un entretien avec Barack Obama, et en 2010 invité à Rome (soit 1 an avant sa chute). 

Si on me reproche ma rencontre avec Kadhafi, fait-on le même reproche à tous ces « grands de ce monde », qui ont défilé à Tripoli ? Quant à me faire dire, par TV libyenne interposée, que c’était pour moi un démocrate, cela est une pure invention, des libyens ou autres spécialistes de la manipulation sur internet, car je connaissais trop bien le mal qu’il faisait particulièrement aux Berbères (interdiction de parler leur langue, interdiction de chanter, la prison, la torture, les assassinats, l’exil… pour les militants de la culture berbère).

Aujourd’hui je suis fier d’avoir contribué à défendre les droits à la vie du peuple Berbère opprimé et je compte poursuivre car cela fait partie de mes valeurs : défendre la liberté, les droits humains, la démocratie réelle, ici, ailleurs et partout.

Quant à ceux qui font de la politique de caniveau, je les laisse seuls à ce niveau ».

Belkacem Lounes

 

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